Actionmarguerite est un organisme réputé pour ses pratiques novatrices dans le but de mieux venir en aide aux résidents. La thérapie par les poupons est un autre pas en avant dans la gestion des comportements des résidents d’Actionmarguerite Saint-Boniface atteints de démence.
« L’objectif des sessions de thérapie avec les bébés-poupées c’est d’aider avec le comportement des résidents en leur donnant un but, » explique Josée Fournier, gestionnaire des services aux résidents. Pour de nombreux résidents, la thérapie des poupées apporte aussi un sens de confort. « Que ce soit les hommes ou les femmes, la nature de parents reprend le dessus, et manipuler le poupon fait ressurgir des souvenirs. La maladie d’Alzheimer altère différentes fonctions cognitives, différentes mémoires. Néanmoins, la mémoire affective, celle des émotions et la capacité à entrer en relation avec l’autre demeurent longtemps conservées. C’est là-dessus qu’il faut capitaliser. On tente souvent de réanimer des fonctions cognitives détériorées sans succès, mais on peut continuer à interagir au niveau émotionnel. « I feel therefore I am » C’est le message transmis à nos employés lors de nos séances d’éducation; le contact par les émotions et le relationnel fait toute la différence dans les soins pour les personnes atteintes de démence ».
Afin d’assurer la réussite de cette nouvelle initiative, Actionmarguerite a fait l’acquisition de six poupons spécialisés pour les personnes atteintes de démence. Ces poupées, aux traits parfois très similaires à ceux de vrais bébés, auraient la propriété de calmer les angoisses des résidents et de les canaliser. Certains consentiraient plus facilement à réaliser des gestes du quotidien (la toilette, les repas) au contact de ces poupées.
« Ils sont conçus pour paraître aussi réalistes que possible », indique Suzie Piad, thérapeute par le loisir des unités de démence spécialisées. Nous avons aussi installé un berceau, des chaises à bascule, des couvertures et des décorations dans l’unité.
Cette forme de thérapie s’appuie sur des études qui démontrent que « donner un objet au résident atteint de démence dont il doit s’occuper offre le sentiment de se sentir utile » dit Susie Piad. « Ce qui importe, c’est la réalité du résident, non la nôtre. Certains des résidents perçoivent les poupées comme de vrais bébés alors que d’autres savent très bien qu’il s’agit d’un jouet. L’effet calmant et les bénéfices de la thérapie demeurent les mêmes » poursuit-elle. Les résidents ont parfois l’air indifférent, puis à la vue du bébé, ils se mettent à chanter à voix douce, bercer ou faire des sourires aux bébés. On voit tout de suite si ça fonctionne ou pas.

Actionmarguerite vous invite à consulter le lien suivant qui présente un reportage à Ici Radio-Manitoba sur l’important sujet de la thérapie par les bébés-poupées.   http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1144379/alzheimer-poupe-therapie-traitement-aine-medical-soin
De plus, le lien suivant vous amène au reportage télévisé; voir à 4 minutes 34 secondes. https://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-manitoba/site/episodes/423480/le-telejournal-manitoba